https://www.golias-editions.fr/2021/11/12/au-plus-offrant-monasteres-a-vendre/

Au plus offrant Monastères à vendre

Les 16 et 17 décembre 2021, un colloque sur le devenir des biens immobiliers des communautés religieuses doit se tenir au collège des Bernardins à Paris. L’intervention de José Rodriguez Carballo, secrétaire de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, et de l’abbé émérite d’En Calcat, Dom David d’Hamonville, était annoncée par un courrier en date du 22 juillet. Il était signé par les deux organisateurs : la Conférence des religieux et religieuses de France et la Fondation des monastères, respectivement présidées par Sœur Véronique Margron et Dom Guillaume Jedrezejckac. Dès lors, des questions se posent sur la personnalité sulfureuse du « monseigneur romain » chargé des transactions immobilières et sur le drame humain lié à un détournement de patrimoine.

A la suite de plusieurs tentatives de spoliation de monastères, ce colloque du collège des Bernardins, qui touche aux biens immobiliers des couvents, nous interpelle. Quel est son but ? Déjà, en 2016, sans avoir été ni consultées ni informées, les sœurs dominicaines contemplatives de Lourdes apprenaient, par un article de La Croix, que leur couvent allait être fermé. Décision prise à la demande de l’évêque de Tarbes et Lourdes en sa responsabilité de vigilance auprès des communautés religieuses de son diocèse. Nicolas Brouwet avait annoncé que « la Congrégation romaine pour les instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique avait nommé, à sa demande, un commissaire apostolique » chargé d’organiser ce départ. Le décret de nomination de ce commissaire était signé par José Rodriguez Carballo. Connues et appréciées dans la cité mariale, les moniales dominicaines recevaient l’appui d’un comité de soutien pour « s’opposer à la dilapidation des biens immobiliers » qui, selon le droit de notre pays, est propriété desdites religieuses.

Les moniales, éternelles mineures

Récemment, le vicaire du diocèse de Carcassonne-Narbonne annonçait, à la fin de la messe dominicale à Castelnaudary, que le monastère chaurien des Clarisses allait fermer. C’était aussitôt une levée de boucliers de la population mettant dans l’embarras l’évêque diocésain dans l’embarras qui en était à l’origine. Le nom de Carballo apparaît là aussidans la tentative de spoliation de ce couvent dont les sœurs sont propriétaires. Malheureusement, bien d’autres convents de sœurs dociles, abandonnant leurs biens « par obéissance », ont fermé. Après des années de fidélité à leur vocation, de vie fraternelle et de prière, elles sont douloureusement dispersées dans d’autres couvents, certaines en Ehpad.

Ces tentatives de spoliation s’appuient sur un document romain publié le 15 mai 2018 : « Cor Orans », instruction d’application de la constitution apostolique « Vultum Dei quaerere » sur la vie contemplative féminine. Dès octobre 2019, Golias Hebdo, dans son numéro 594, avait tiré la sonnette d’alarme en dénonçant cette publication Le texte pontifical est analysé dans ses moindres détails et apporte un éclairage précis sur le but recherché par la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique. « Seules les moniales reçoivent des directives du Saint-Siège sur la façon de gérer leur vie en matière de gouvernement, de formation, de recrutement, d’autonomie, etc. Les moines s’autogèrent et définissent leurs propres lois. C’est un reflet du statut de mineure qui, jusqu’à un passé récent, était celui de la femme. Force est de constater que l’Eglise na pas suivi l’évolution de la société en ce domaine. »

« Le troupeau du Christ »

Les moniales ont toujours eu droit, dans l’Eglise, à un traitement de faveur. Aujourd’hui, cette « part choisie du troupeau du Christ » fait l’objet d’attentions particulières et ciblées de la Congrégation pour la Vie Consacrée, et cette chasse à l’immobilier dure depuis des dizaines d’années. Périodiquement, un document est écrit pour ces femmes, par des ecclésiastiques (bien sûr tous des hommes) confortablement assis dans un bureau du Vatican. Ils n’ont aucune expérience de leur vie, et pour tout dire ce ne sont que des femmes… Il faut leur dire ce qu’elles doivent faire, sans se soucier de savoir si cela correspond à leur vocation profonde. Nous pouvons constater que les moines n’ont jamais de document romain qui leur tombe dessus : étant des hommes, ils savent comment se gérer et comment administrer leurs biens. Personne ne parle d’éradiquer de la carte de la vie religieuse les monastères masculins : ils possèdent pourtant des abbayes encore plus somptueuses que les monastères de moniales. Leur cession ne renflouerait-elle pas les caisses de l’Eglise ? Pourquoi s’acharner sur les moniales, alors qu’il fut un temps où une moniale âgée était considérée comme ayant acquis de l’expérience spirituelle. Actuellement, le profit piétine tout cela. Il est urgent de parquer ces femmes en Ehpad et de s’approprier leurs biens indûment, du moins en Frances. Peu importe la dimension spirituelle. Et la parité chère au droit français, que devient-elle dans cette affaire ?

Le scandale de la pédophilie étalé au grand jour par la CIASE occulte une atteinte aussi grave des droits de l’homme, à l’égard des moniales âgées. Comment se fait-il qu’aucun évêque n’ait réagi à la sortie de Cor Orans, le dernier document du préfet de la Congrégation pour les instituts de vie Consacrée et les sociétés de vie apostolique, qui plus est approuvé par le pape ? Mieux vaut sans doute pour eux, se taire et couvrir des malversations immobilières dont ils peuvent tirer profit… A quand une commission Sauvé pour les moniales en danger ?

Responsabilité des évêques diocésains

Contrairement à ce que certains d’entre eux l’affirment, il appartient à l’évêque diocésain de proposer à la Congrégation ad hoc la fermeture de tel ou tel monastère féminin, souvent en fonction de la valeur matérielle de l’ensemble immobilier. Cette faculté est également accordée aux supérieurs réguliers.

Récemment, après la publication du rapport Sauvé sur les abus sexuels au sein de l’Église catholique, l’archevêque de Reims déclarait que le secret de la confession était « plus fort que les lois de la République ». Propos qui ont choqué, à juste titre, au plus haut niveau de l’Etat français. Le président de la CEF, Eric de Moulins-Beaufort, ne devrait pas ignorer qu’en France, il n’existe rien « rien de plus fort que les lois de la République » comme devait le préciser le porte-parole du gouvernement. Le même acharnement à vouloir bafouer les lois de la République se retrouve dans la volonté de mettre en application sur notre sol le texte papal Cor Orans.

La face cachée du monsignore romain

Paru le 19 décembre 2014 dans le magazine italien Ricognizioni, un article devrait mettre en garde : « Le secrétaire de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, Mgr José Rodriguez Carballo, a été impliqué dans le maxi scandale qui secoue depuis septembre l’ordre des Frères Mineurs, en tant que ministre général à l’époque des faits. L’affaire a éclaté après la décision du parquet suisse de saisir des dizaines de millions d’euros, des dépôts, semble-t-il, investis par l’ordre dans des sociétés qui ont fait l’objet d’une enquête pour trafic illicite d’armes et de drogues. » Au moment où les faits se sont déroulés, José Rodriguez Carballo, 61 ans, était le prédécesseur du Père Perry (à partir de 2013) à la tête des Frères Mineurs, qui, dans une lettre à ses frères, avait révélé que le scandale qui touchait l’ordre franciscain, mis à genoux financièrement par le détournement de dizaines de millions d’euros. Ministre général de l’ordre des Frères mineurs entre 2003 et 2013 (avant d’être nommé par le pape François secrétaire de la Congrégation pour les instituts de vie consacrés et les sociétés de vie apostolique), José Rodriguez Carballo investissait l’argent de l’ordre des Frères mineurs dans des sociétés offshore en Suisse qui, à leur tour, étaient impliquées dans des trafics d’armes, de drogue, et le blanchiment d’argent. Quotidien suisse basé à Lugano et publié en italien, Il Giornale del Popolo titrait le 25 novembre 2015 : « L’ordre franciscain arnaqué de 20 millions de francs ». Quelques détails qui auront échappé aux organisateurs du colloque du collège des Bernardins.

Mais quel rôle est attribué à l’abbé émérite d’En Calcat (Tarn), Dom David d’Hamonville, orateur annoncé au colloque, également à la tête de l’abbaye Saint-Benoît d’En Calcat qui est dotée d’une importante hôtellerie (10 000 hôtes par an). Elle gère en outre une librairie et une maison d’édition, Siloé, et propose de nombreuses activités. Dans son intervention, ce religieux parlera-t-il des tapisseries de Dom Robert et de leur estimation ?

Le Vatican semble ignorer la séparation des Eglises et de l’Etat

Par lettre circulaire en date du 2 août 2014, le Symposium de mars 2014 à Rome réaffirmait que les biens des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique sont des « biens ecclésiastiques » » José Rodriguez Carballo était signataire des nouvelles « Lignes directrices » pour l’administration des biens des ordres religieux, avec le cardinal Joao Braz de Aviz, préfet de la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les société de vie apostolique. Selon les signataires, le témoignage évangélique exige que les œuvres soient gérées en toute transparence, dans le respect des lois canoniques et civiles, et mises au service des nombreuses formes de pauvreté. Le dicastère, en pleine fidélité aux directives et aux orientations du pape François, « est heureux d’offrir ce service, dans la certitude que, en vivant évangéliquement la dimension économique, les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique pourront retrouver un nouvel élan apostolique pour poursuivre leur mission dans le monde ».

D’après le Vatican, le droit canonique a élaboré des règles de gestion des biens ecclésiastiques en lien avec sa mission, règles que tout gestionnaire de ces biens est tenu de respecter. S’il est vrai que dans le monde, certains dirigeants n’hésitent pas à donner force de loi au droit canonique, qui de ce fait, prime sur le droit du pays concerné, tel n’est pas le cas en France. Rappelons, à ceux qui semblent ignorer la loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Eglises et de l’Etat, que le fonctionnement administratif des monastères est soumis à la loi de notre pays.

Quel est le rôle de la présidente de la CORREF ?

Pourquoi cette éminente théologienne accorde-t-elle son aide à la destruction pure et simple des monastères de vie contemplative et des communautés religieuses traditionnelles ? Pourquoi se porte-t-elle caution, en organisant un colloque et en y invitant un prélat au passé douteux ? Il y a de quoi y perdre son latin. A moins que l’argent récolté en spoliant les moniales ne serve à indemniser les victimes de pédophilie ? François Lagrasse  Pour aller plus loin : 594. Golias Hebdo n° 594 (Fichier PDF)

https://www.golias-editions.fr/2021/10/15/demission-des-eveques/

 

Les angles morts du Rapport Sauvé

 

Les résultats de l’enquête menée par la CIASE sous la direction de M. Jean-Marc Sauvé sont stupéfiants : 330. 000. Mineurs au moins ont vécu l’horreur. Ce crime qui a dévasté leur vie d’enfant, faisant voler en éclats leur quotidien et leur avenir, laissant des séquelles irréversibles. Et c’est sans compter les abus sexuels sur majeurs, nombreux et conséquences d’emprise mentale. La presse s’en fait l’écho.

Certains ont abordé l’adolescence, cette période de la vie si riche mais si déstabilisante, pleins de questionnements et d’inquiétude autour de leur identité sexuelle. En réponse, l’institution ecclésiale dans sa toute puissance a prétendu détenir l’explication et la solution. C’est donc en toute confiance, remplis d’espoir et d’attente, que ceux-ci sont partis seuls sur un chemin terrifiant : celui des pseudo-thérapies de conversion de l’homosexualité. De facto, ils ont été entraînés dans l’irrationnel, la violence psychique et physique, la détestation de soi, la dépression…. Un projet de loi a d’ailleurs été adopté par l’Assemblée Nationale le 5 octobre 2021.Espérons que son passage devant le Sénat sera rapidement à l’ordre du jour.

Quelques-uns sérieux, confiants et idéalistes ont fait l’objet d’un recrutement « vocationnel ». Sous prétexte de discernement, ils ont été poussés de week-end en sessions, par des « accompagnateurs spy » incompétents et malhonnêtes à renoncer à leur liberté. L’ABUS DE POUVOIR, l’ABUS SPIRITUEL, les ont réduits en esclavage. L’obéissance comprise comme une soumission totale a fait d’eux un simple pion à qui il a été imposé un « sevrage affectif », source de violence pour eux et leurs proches. C’est un formatage rigide qui modèle alors le jeune, tuant au passage toute particularité, richesse, et potentiel en devenir et le privant de tous ses « Droits d’Homme ». A une destruction profonde de l’être succède une construction artificielle d’une personnalité d’apparat. Que des religieuses, comme certaines de Pontcallec (pour ne citer que le dernier exemple médiatisé) soient exfiltrées, isolées, sans connaître les raisons de ce traitement inhumain et avec l’interdiction totale de communiquer, même avec leur famille, semble invraisemblable au pays des Droits de l’Homme. Il y a urgence à exiger que nos enfants citoyens français bénéficient de leurs droits fondamentaux : liberté de circuler, liberté d’entreprendre, liberté d’expression, liberté de pensée.

Enfin, pour un certain nombre, c’est une mécanique diabolique qui s’est mise en route, dans l’Eglise. Ces enfants ont été entraînés dans la spirale infernale de « la recherche de leurs blessures », présentée comme « le chemin de rencontre avec Dieu », qui vient « guérir ». C’est un postulat apparemment acceptable mais très dangereux car il provoque la perte de la raison noyée dans la pensée magique et car, il met à nu le jeune qui livre son intimité et de fait devient « une personne vulnérable ».

Il le fragilise par un travail introspectif malsain qui l’enferme à relire négativement son histoire, à chercher les souffrances provoquées par ses proches, à identifier les relations « toxiques ». Cette méthode qui mêle des éléments de psychologie et de théologie dévoyés, provoque une destruction des souvenirs heureux, la mise en place de faux souvenirs induits, la psychologisation de la famille, des ruptures, et très souvent une haine énorme envers la mère devenue bouc-émissaire.

Nous avons du mal à imaginer le tsunami intérieur qui a dû être le leur lorsque l’idée que l’amour qu’ils avaient reçu, vécu, crû vrai pendant vingt ans était remis en cause… ! Ce cataclysme a poussé certains vers des extrêmes. Après ce choc, pour rester debout, ces enfants n’ont eu comme choix que de détester leurs proches. Ils ont été instrumentalisés pour les détruire, surtout si ces derniers avaient vu, compris, et cherché des solutions pour les aider. Depuis plus de vingt ans des lanceurs d’alertes : parents, journalistes voire religieux informent, sur l’extrême dangerosité du psycho-spirituel, les évêques de l’Eglise en France mais sans aucune prise de conscience de ces prélats qui préfèrent se cacher derrière le secret de la confession.

Ces enfants ont subi à leur insu une MANIPULATION MENTALE PSYCHO-SPIRITUELLE, un VIOL PSYCHIQUE et UN ABUS DE CONSCIENCE qui ont fait d’eux, fils et filles aimants, des êtres pleins de haine, insensibles et irresponsables. Tous les évêques qui ont accepté, depuis la diffusion au grand public du rapport de la CIASE, de parler ont reconnu avoir eu connaissance de cas de prêtres agresseurs. D’aucun n’hésite pas à déclarer « le signalement de tout cas au procureur de la République s’impose aux prêtres. Le secret de la confession ne doit pas s’appliquer si l’on recueille le témoignage d’une victime. » (L’Indépendant Carcassonne du mercredi 6 octobre 2021 – article de Laurent Rouquette).

En conséquence, devant cette omerta coupable, seule la démission de tous les évêques en France, complices actifs de tous ces abus inadmissibles, s’impose.

Abus dans l’Eglise : la paternité spirituelle en question

Trois livres sur la paternité spirituelle, face aux abus sexuels, viennent de paraître : De la paternité spirituelle et de ses contrefaçons de Pavel Syssoev – La Paternité spirituelle du prêtre. Un trésor dans des vases d’argile de Jacques Philippe – Comme l’argile dans les mains du potier de Mgr Jacques Turck, préface de Marguerite Léna. Dans la présentation, faite dans La Croix du 2 juin dernier(https://www.la-croix.com/Culture/Face-abus-sexuels-paternite-spirituelle-expliquee-travers-trois-ouvrages-2021-06-02-1201158925), les auteurs « disent chacun à leur manière et en fonction de leur itinéraire propre la grandeur et la beauté de leur ministère. » La paternité spirituelle est démontrée avec beaucoup de grandiloquence. Alors qu’elle est d’abord une grâce de Dieu. Comme l’est la grâce d’état du Sacrement de Mariage.

Cela nous a donné envie de réagir et de démontrer comment dans nos familles cathos, nous avons expérimenté la paternité spirituelle dans l’Eglise :

C’est, camouflés sous le manteau de paternité spirituelle, que des prêtres, des religieux, des prédateurs de communautés déviantes, usurpant ce qui revient de droit naturel aux parents, tant par la loi civile que par leur Sacrement de Mariage, se sont introduit en catimini dans leur vécu familial, ont violé leur intimité, l’ont « revisitée » au nom de leur dieu guérisseur, pour s’accaparer leurs enfants. Des jeunes à l’avenir brisé, des familles ravagées ! Des parents sont morts sans revoir leurs enfants. Des jeunes ont disparu dans l’Eglise… Les parents ont demandé aux évêques responsables de ces prédateurs, de sauver leurs enfants. Qu’ont-ils fait ? Ils les ont piétinés en les rejetant et en soutenant les gourous…

Les meilleurs discours qui exaltent la paternité spirituelle ne sont qu’un leurre. Messieurs, pour être crédibles, il vous passer aux travaux pratiques. En ce qui concerne l’épiscopat, une question s’impose : Les évêques, ont-ils encore la foi ou a-t-elle sombré avec leur paternité spirituelle ?

Des parents engagés dans le combat contre les dérives sectaires.

Le psycho-spirituel s’est infiltré depuis plus de vingt ans dans l’Eglise catholique.
Il s’agit d’une doctrine qui mêle des éléments de la Psychologie, superficiels, non validés par des experts, à des emprunts du Spirituel dénués d’exégèse, réinterprétés ou détournés.
Voici un exemple concret pour vous aider à le repérer.

 

L’homélie du « Jour du Seigneur »

 

https://www.lejourduseigneur.com/homelie/il-fallait-oser-messe-du-11-avril-2021-a-angers-2e-dimanche-de-paques/

 

Liens vers la video

 

Une Analyse explicite

« Le jour du Seigneur » est complimenté sur les réseaux sociaux pour l’homélie de la messe télévisée du dimanche 11 avril 2021, à l’abbatiale St Serge d’Angers, par le frère dominicain Franck Dubois. Elle y est qualifiée de « Tellement de vie qu’elle sera contagieuse ». Et selon les données en ligne, c’est entre 550.000 et 1,7 million de spectateurs qui suivent la messe télévisée chaque dimanche, c’est dire l’incidence de cette homélie !

Or, elle pose problème… car même si elle fonctionne sur le plan oral comme un assez bon « one man show religieux », non seulement elle passe à côté de l’enseignement du texte d’Evangile, mais surtout et c’est bien plus grave, elle véhicule, transmet les fondements de l’hérésie du Psycho-Spirituel.

En effet, sur un ton badin, un brin humoristique, et avec un vocabulaire qui se veut branché (« ce type » « une bande » « des courses ») nous découvrons la personnalité de Thomas. Il serait « serviable » « pratique » « concret » « direct ». Il n’a pas peur et a les pieds sur terre. Cette introduction correspond à une technique bien rodée : une approche psychologique de la situation, et une actualisation des faits qui éludent toute exégèse (aller faire les courses, pas sûr que pour un homme, il y a 2000 ans, ce soit vrai), n’apportent rien sur le plan théologique mais ont pour but de favoriser l’adhésion de l’auditoire par les processus de projection. Au passage, notons combien cette technique désacralise la parole de Dieu…

Ensuite, tout pratiquant de longue date s’attend à entrer dans le vif du sujet, le fondement théologique de ce texte, à savoir la difficulté de croire, la Foi qui constitue une des trois vertus théologales, la différence entre une preuve et un signe, la confiance (synonyme du mot foi) qui vient du coeur et éclaire notre regard et nourrit nos vies… La Foi Pure (selon St Thomas d’Aquin)… Et il y aurait eu beaucoup à dire ! Que nenni …rien de tout cela ! C’est un glissement théologique qui est proposé. Partant du mot « blessures » pris au sens médical, physique du terme et déployé jusqu’au plan psychologique. Le mot « blessures » devient central, or, il n’est pas dans Jean 20, 19-31 qui contient le terme de « marque » !

Ce changement dans le vocabulaire est significatif de l’hérésie du Psycho-Spirituel (un messianisme temporel selon lequel Dieu nous guérit de nos blessures car il nous veut heureux ici et maintenant, une déclinaison catho de la « religion du Bien-Être », qui mêle sans fondement sérieux, ni expertise validée, des éléments de la psychologie à des emprunts dévoyés à la théologie chrétienne, et qui est susceptible de provoquer un délabrement psychique grave voire même d’être utilisé à des fins sectaires.)

L’homélie démontre que si le Christ dévoile ses blessures, sa faiblesse, sa fragilité, c’est pour inviter Thomas et nous à sa suite, à oser faire de même. Nous sommes face à un dévoiement total du texte de Jean, parfaitement réussi en raison d’une actualisation du récit pour favoriser les phénomènes projectifs chez l’auditeur, du contournement total de la question théologique posée par le texte et d’un glissement lexical et sémantique pour appuyer une interprétation psychologisante de la Parole de Dieu. Ce qui est grave, ce n’est pas qu’une homélie comporte des erreurs, car cela peut arriver ! Ce qui est grave, c’est que ce soit l’homélie d’un frère Dominicain reconnu, enseignant, prédicateur, maître des novices du couvent de Strasbourg. Ce qui est grave, c’est que ce soit l’homélie de la messe télévisée du 2eme dimanche du temps Pascal … Ce qui est très grave, c’est qu’elle n’ait pas fait réagir une horde de prêtres, religieux, évêques ! Car « errare humanum est, perseverare diabolicum ».

Alice Frangin

https://www.ccmm.asso.fr/temoignage-le-collectif-ccmm-des-victimes-et-familles-de-victimes-du-psycho-spirituel-transmet-ce-cri-de-douleur-dune-maman/

TÉMOIGNAGE 

le Collectif CCMM des victimes et familles de victimes du psycho spirituel transmet ce cri de douleur d’une maman

8 Mar 2021 | Abus de faiblesse, CCMM, Manipulation mentale, Religions

 

L’Exclue

Pourquoi ce titre « l’exclue » ? Parce que, comme beaucoup d’autres parents, je n’ai plus de nom, plus de visage. Je n’existe plus. Nous n’existons plus. Parce que dans l’Eglise catholique, on détruit des jeunes, des parents, des familles. Il s’agit bien de destruction, pas de ruptures familiales qui au fil du temps et des évènements peuvent s’oublier. Non ! Nous sommes là dans un processus de mort… Celle des parents. Au nom de Dieu.

 

Qui sont ces destructeurs ?

Ce sont des religieux vrais ou faux, certains portants l’habit alors que ce sont des laïcs. Souvent de communautés charismatiques, mais aussi de moines dont les couvents sont infestés par ce phénomène. Le mensonge est le fondement de leur mystification. Les scandales qui actuellement, sortent en rafale jusqu’à l’écœurement, donnent une idée de ce que sont la plupart de leurs fondateurs, et de ce qu’il se passe là dedans.

 

Leurs méthodes :

Ces « saintounets » en apparence, en réalité très séducteurs, connaissent bien le langage des jeunes. Leur souci est de les recruter, pas de les faire grandir. Ils ne les aiment pas, ils les utilisent comme des objets selon leurs besoins. Comme tous les prédateurs ils avancent masqués. Pour cela, ils créent avec eux des relations fusionnelles. Le terrain est bien préparé. Les jeunes en confiance parlent de leur vécu, de leurs parents…. On va alors leur proposer des « retraites » faussement présentées spirituelles, en réalité des relectures de leur vécu selon les techniques liberticides d’un lavage de cerveau. Ces malfaisants religieux ou pas, utilisent des techniques qui remanient la mémoire et corrompent le vécu. Ils ont fracassé nos enfants spirituellement, intellectuellement, affectivement, jusqu’à violer leur conscience pour leur faire commettre des actes inhumains contre leurs parents. Des actes que nos enfants n’auraient jamais commis autrement.

Ces procédés ne viennent pas de nulle par. La plupart des fondateurs ont touché durant des années à l’ésotérisme. On a parlé de leur doctrine délétère comme de la foi catholique dévoyée. C’est bien plus grave que cela. C’est la foi en la Bête Immonde. Il suffit de lire, dans les nombreux documents de leurs « retraites », que nous nous sommes procurés, les suggestions malsaines, sexuellement obsessionnelles, dépravantes, qui salissent la sexualité des parents, la conception du jeune, la figure du père et de la mère, etc.

Ces prédateurs ont besoin de faire d’une famille heureuse un champ de ruines, à leur image. Ce sont leurs fantasmes, voire leurs turpitudes qu’ils projettent sur les parents désignés boucs-émissaires. D’où l’acharnement à faire des enfants les bourreaux de leurs parents. Un système pervers, signé dans l’inversion théologiquement satanique où ces nuisibles se présentent en « guérisseurs » de jeunes « victimes » de parents maltraitants, voire incestueux !

Parents aimants, responsables, proches de nos enfants, nous avons veillé sur eux, leur donnant le meilleur pour qu’ils grandissent et qu’ils préparent un bel avenir. Nous ne pouvions nous douter que nos enfants, dans l’Eglise, seraient assujettis à de pareilles saletés. Aucun parent ne peut imaginer cela. Nos enfants ont été livrés à des dépravés, qui en nous salissant, ont détruit leur innocence et les ont abîmés. Comment de pareilles monstruosités sont-elles possibles dans l’Eglise ? Les scandales sexuels qui sortent aujourd’hui apportent un éclairage à nos questions.

 

Les conséquences

Elles sont terrifiantes ! D’abord faire croire à des jeunes que leurs parents ne les aimaient pas, donc qu’ils les ont trompés, c’est leur donner à vivre une grande souffrance et les faire douter de l’amour pour toujours. Couper des jeunes de leurs racines, de leur histoire c’est en faire des électrons libres, des insulaires, sans avenir puisque sans passé… C’est criminel.

Pour vivre dans ce marasme, les jeunes sont dans l’obligation non seulement de rejeter leurs parents, mais de les exclure de leur vie. Désormais, ils n’existent plus : des morts vivants. Qui bien qu’exclus vont continuer à être boucs-émissaires de tout ce qui arrivera de négatif dans la vie de leur enfant. C’est le processus mis en place pour tuer les parents. Ils ont été accusés, jugés, condamnés à être bannis. Avec la complicité de l’épiscopat qui continue de laisser faire… Cela fait froid dans le dos.
Cette horreur ne s’arrête pas là. On ne chamboule pas un cerveau sans dégâts : état schizoïde, angoisse de mort etc. Les manipulateurs le savent. Ils vont « suggérer » à leurs victimes de trouver pour se rassurer, dans la famille, d’autres membres fragiles pour diverses raisons, qu’ils retourneront contre leurs parents. La perversité a horreur des beaux jardins, elle ne cultive que les ronces et le chiendent. C’est donc par un seul membre impacté par cette manipulation mentale que toute une famille peut se délabrer.

Et le pire est à venir. Car, ces jeunes dont on a détruit l’amour parental qu’ils ont reçu, si à leur tour ils ont des enfants, seront-ils capables d’être parents, de les aimer, de leur permettre de se construire ? Quelle transmission culturelle pourront-ils leur offrir en les privant des grands-parents ? Leur histoire familiale est perdue, celle a laquelle ils avaient droit, on la leur a volée, anéantie.

Et Dieu ? Qu’en ont-ils fait tous ces prédateurs ? Qu’en a fait l’épiscopat ? Il suffit de lire les journaux pour avoir la réponse. C’est le temps de la honte pour eux. Quant aux parents, ils ont épuisé leur capital de larmes. Depuis vingt ans ils s’en remettent à Dieu …

Après avoir subi une telle violence,
L’exclue n’a pas de nom
Pas de visage,
Comme tant d’autres parents
Rejetés depuis des années
Dans le déni de l’épiscopat

 

 

Le livre de Dom Dysmas de Lassus, Risques et dérives de la vie religieuse, paru aux Editions du Cerf en 2020, propose une réflexion pour prévenir les dérives qui peuvent avoir lieu dans la vie religieuse. L’Auteur pointe en particulier la question de l’exercice de l’autorité et celle de l’obéissance. C’est un supérieur qui parle pour aider des supérieurs, si l’on en croit la réflexion de Mgr Carbalos, secrétaire de la Congrégation romaine pour la vie consacrée : ce livre, dit-il dans la préface, peut être utile pour des visites canoniques.

 

Mais la réflexion conduite par le prieur de la Chartreuse conduit à se poser une question : son approche peut-elle aider des religieux, spécialement ceux qui débutent, à débusquer les dérives lorsqu’ils y sont affrontés ? Il semble que, pour lui, une connaissance claire de la théologie de la vie religieuse et le recours à des garde-fous institutionnels tels que le Code de Droit canonique, les chapitres et les visites canoniques, sont une solution pour prévenir les dérives.

 

Mais est-il allé au fond du problème ? Il ne semble pas, car les dérives, en réalité, ont leur racine en amont des communautés, à un niveau ecclésial. Or de cela, on ne prévient pas les religieux ; et leurs connaissances théologiques, aussi performantes soient-elles, ne leur permettront pas de comprendre où est le danger, à moins qu’ils y soient confrontés un jour. Mais alors, ils n’ont pas les moyens de le cerner et sont pris au dépourvu pour réagir. Ce constat a conduit sœur Marie-Ancilla à faire une réflexion théologique et spirituelle sur la racine profonde des dérives qui se sont multipliées depuis un demi-siècle dans la vie religieuse.

 

Elle a ainsi montré que la racine des dérives est le mensonge, aussi bien pour les dérives au niveau des mœurs que pour celles, connexes, concernant la doctrine et l’argent, même si le plus souvent elles sont passées sous silence. Le mensonge, en effet, occupe une place de choix dans notre société et il s’est introduit dans l’Eglise, avec l’effondrement massif de la morale. Un mensonge institutionnel s’est infiltré ensuite dans la vie religieuse, et cohabite avec une excellente formation théologique des supérieurs. Voilà pourquoi vouloir combattre les dérives avec le droit canonique et les visites canoniques paraît assez utopique.

 

Comme l’a écrit Soljenitsyne : « Plus le mensonge est monstrueux, plus probable il est que les gens vont le croire. » Mais il ajoutait que si chacun refusait absolument de mentir une seule fois, le système soviétique exploserait. On pourrait plagier ; si tous les religieux étaient fermement déterminés à ne pas mentir, le système ecclésial qui les enserre exploserait. Mais voilà… combien de religieux le font ? Et pourquoi n’osent-ils pas ? C’est ce que le livre de sœur Marie-Ancilla nous propose de découvrir.

 

Comme toutes les idéologies, le psychospirituel recrute des jeunes et les formate. Pour cela il faut au nom de Dieu, tuer l’amour et en faire des insulaires. Sont utilisées des psychotechniques sectaires délabrantes pour les déraciner de leurs familles, griller leur histoire et  leur en implanter une autre. Ce qui génère beaucoup de souffrances. Ce lavage de cerveau fait d’eux les soumis sans âme de ce système.

 

Tous sont utilisés selon leurs capacités pour recruter et endoctriner de nouveaux adeptes. Chacun à sa place est un recruteur qui travaillera sans compter « pour Dieu » c’est-à-dire bénévolement, de fait et sans le savoir pour remplir les coffres-forts.

 

Il y a ceux qui triment sans compter dans l’ombre pour assurer le travail matériel et ceux, intellectuellement brillants et diplômés qui sont formatés pour devenir des gourous, des gourelles, des « formateurs » qui à leur tour, sous la tutelle de leurs « maîtres » sans conscience, formatent d’autres jeunes pour pérenniser le système.

 

Tous « revêtus » d’une apparence paisible, spirituelle très séductrice, sont intérieurement des êtres brisés par cette idéologie perverse qui détourne leur souffrance inhérente à l’emprise vers un bouc-émissaire : ils sont victimes de leurs familles nocives et sont là pour en « guérir », ce qui selon un doctrinaire du système peut durer la vie entière. C’est le dogme du système. Le prix à subir pour être « l’élite » de cette nouvelle religion galopante. 

 

 

Au nom de Dieu ? Au nom du mal ?

 

Confiant, au nom de Dieu, sans le savoir vous avez suivi le séducteur, celui qui vous a fait croire qu’il avait les clefs de la connaissance pour vous conduire au paradis. Il a ainsi pris la place de Dieu. Ses clefs ont fracturé  le sanctuaire de votre cœur. Il y a  pénétré. Il a farfouillé dans votre intimité, fabulé des « blessures » dont il a accusé vos proches ». Il vous a menti. Pour vous « guérir » il a tué l’amour et mis la haine dans votre cœur. Son « paradis » promis était à ce prix.

 

Ouvrez les yeux !

 

Qu’a-t-il fait de votre vie ? Une terre ravagée. Qu’avez-vous fait de vos proches, de votre famille, de ceux que vous aimiez ? Que de  mal vous leur avez fait ! Que de souffrances ! Au nom de Dieu ?  Non, au nom du séducteur, au nom du  mal : mensonges, division, calomnies, accusations et rejet de l’autre, haine.

Jusqu’où êtes-vous allé ? Jusqu’où vous êtes vous détruit dans ce mal ? Où irez-vous pour vous en délivrer ? Comment retrouverez-vous votre cœur de chair ? Votre cœur capable d’aimer ?

 

Souvenez-vous !

 

Il y a toujours une place vide dans votre famille : la vôtre. Elle vous attend depuis si longtemps…