Justice et Vérité pour les familles

 

Source : Centre Contre les Manipulations Mentales https://www.ccmm.asso.fr/lapres-secte/

 

L’après-secte

Pour reprendre une vie normale les ex-adeptes ont besoin d’une indispensable insertion et intégration sociale et culturelle.

Un travail d’accompagnement s’impose.

 

La réinsertion dans la société, d’un ex-adepte de mouvement sectaire pose des problèmes psychologiques :

incapacité quasi-totale à prendre des décisions,

sentiment de ne plus se connaître,

réadaptation difficile pour retrouver une vie normale et un usage continu de ses facultés,

sensation de vide, d’inutilité voire d’absurdité de l’existence,

difficultés à lier de nouveaux liens d’amitié hors le groupe sectaire, incapacité à utiliser les codes sociaux,

difficultés à affronter l’univers familial,

difficultés à se retrouver,

récupération difficile du discernement et du sens critique, • états dépressifs, perte de repères.

Les sortants éprouvent des sentiments de honte, de culpabilité, de souffrance enfouie. Après leur retour dans la vie réelle ils doivent se refaire une vie. Souvent, ils n’ont plus d’amis, plus de relations avec leur famille depuis leur entrée en secte, plus de logement, de métier, rien que des dettes… La secte peut détenir « des secrets » sur la personne : l’ex-adepte craint donc le chantage.

Les avocats, les psychologues et médecins psychiatres, les travailleurs sociaux sont souvent très peu informés sur la problématique sectaire. Les pouvoirs publics n’offrent aucun circuit de soutien spécifique aux sortants de mouvements sectaires.

 

Le retour à une vie normale rencontre de nombreuses difficultés :

financières : l’ex-adepte est ruiné ou fortement endetté,

dans les démarches de recherche d’emploi : refus de couverture sociale par les organismes concernés car les cotisations obligatoires n’ont jamais été versées. L’absence de fiches de paie pour justifier du travail effectué à l’intérieur du mouvement a pour effet de mettre la personne dans l’impossibilité de trouver un logement et un emploi donc une reconnaissance sociale,

dans les démarches administratives : le sortant est confronté à l’incompréhension des pouvoirs publics.

 

L’accompagnement du CCMM

Les différentes structures du CCMM sont des lieux d’accueil, des lieux de parole pour les victimes et les familles de victimes. Le CCMM leur propose une aide juridique et psychologique et les oriente dans leurs démarches : accompagnement par des bénévoles et des professionnels spécialistes. Le CCMM aide les ex-adeptes à se reconstruire ; mais cet accompagnement long et individualisé implique de multiples compétences de la part de bénévoles et de professionnels. Il nécessite également, des moyens financiers importants.