Justice et Vérité pour les familles

 

 

 

Séduite, déstabilisée, détruite et reconstruite selon les normes psycho-spirituelles, la personne manipulée va devenir un agent déstabilisant et destructeur de son milieu familial qu’elle soumet à des relations affectives malsaines (chantage, sadisme et conflit).

Un pardon pourrait la ramener à sa famille si l’affectif n’était pas détruit ; le pardon est abordé d’une manière virtuelle, avec des mots dans un discours sans construction personnelle qui reste dans l’intellectuel de l’idéologie reçue. Elle a abîmé ou brisé ses liens avec ses proches. Isolée, elle est dépersonnalisée et niée par le « thérapeute » dont elle est devenue l’objet et le jouet. D’où le déni dans lequel elle  met ses proches qu’elle fait souffrir sans aucune culpabilité objective car elle ne peut les regarder  comme des personnes.

 

            Elle est prise dans le non amour d’une toute puissance narcissique perverse ; elle y subit un ressenti infantile en relation de dépendance et de régression avec son pseudo thérapeute.

Avec ses parents, une relation malsaine peut-être maintenue tant qu’ils acceptent d’être devenus boucs émissaires reconnus porteurs de tout ce qui est négatif et de tout ce dont on les charge.

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Où va alors la personne devenue adepte ?

Dans le mal-être provoqué nécessitant une guérison confondue avec une démarche spirituelle, la communauté devient  pour l’adepte le seul lieu de guérison intérieure qui lui est présenté comme seul lieu d’Eglise. De plus on l’a amené par transferts affectifs à faire de son thérapeute ses parents et de la communauté sa famille. Les blessures remplacent le péché, il ne peut y avoir de culpabilité car l’amour est détruit par une construction intellectuelle mise à la place de l’affection où l’autre est instrumentalisé.

            Pour vivre dans la communauté, il faut être blessé. «  Je suis blessé donc je suis ». Etre reconnu par la communauté passe par là. Ce qui met le sujet dans l’obligation de s’auto manipuler au quotidien tout en subissant d’autres manipulations d’adeptes ou de gourous. Il renie son vécu antérieur désigné comme mauvais. Il renie ainsi ce qui l’a construit, il se renie sans le savoir, pour devenir l’image imposée par le gourou.

            Sous l’emprise de la communauté et de ses bergers ou responsables, mais en fait de ses gourous, les liens du sujet avec ses proches ne peuvent être que manipulations des proches par le sujet selon les pratiques de la communauté, car retrouver son vécu réel mettrait en danger la construction psychique fabriquée par le thérapeute, qui agit pour la communauté et instille sous le nom de communauté un communautarisme.

            Partant de là, il ne peut y avoir de miséricorde, ni de pardon, puisque le sujet fonctionne dans le déni de l’autre, le non amour et la toute puissance. La seule chose qui existe est le chemin de guérison, seul projet de vie. La spiritualité bascule sur le psychisme altéré ne vivant que dans le ressenti uniquement subjectif.

La guérison non définie est la finalité de cette foi dans un enfermement pathologique.

L’idéologie de la guérison y donne l’illusion d’une écoute à la souffrance de l’autre et donc aussi l’illusion d’une relation humaine.

 

            Mais le sujet manipulé a besoin d’être assuré de sa toute puissance car si le proche désigné comme bouc émissaire devient réactif ou résistant il risque à son tour d’être déstabilisant pour le sujet et le système. Le sujet pour se sécuriser va alors utiliser des membres fragiles de la famille (fragilité mentale conflit, manque de discernement, etc…)

Par là il les déstabilise et les fait adhérer à sa thèse désignant le proche mauvais. Eux-mêmes vont alors avec lui mettre en place un système pervers d’exclusion et d’isolement pour rejeter de leur famille la personne désignée nocive, qui la plupart du temps subit sans comprendre.

Il s’agit là d’une des plus violentes manipulations mentales pour détruire un être psychiquement et parfois par voie de conséquences le tuer physiquement. Cette conséquence logique de la perversité narcissique établie en religiosité est le fonctionnement habituel de ceux qui pratiquent et de ceux qui subissent comme adeptes ces techniques.

L’endurcissement, le déni de l’autre, l’enfermement dans l’idéologie des blessures peuvent aller jusqu’à la rupture du lien familial.

Déchristianisation et déshumanisation  camouflées sous un comportement religieux et séducteur de personnes en apparence «  bien dans leur peau ». Car la manipulation, ne touchant qu’un secteur-clé de la personnalité, n’apparaît pas toujours dans le comportement social qui donne ainsi l’illusion d’une trompeuse normalité.

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