Justice et Vérité pour les familles

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Notre réaction à cet article trouvé sur le site catholique

https://fr.aleteia.org/2017/06/24/comment-accompagner-nos-parents-qui-vieillissent/?utm_campaign=NL_fr&utm_source=daily_newsletter&utm_medium=mail&utm_content=NL_fr

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« Comment accompagner nos parents qui vieillissent? »

« Quand mes parents vieillissent, petit guide pratique et spirituel, Annie et Claude Beauducel, environ 10 euros aux Editions Emmanuel,

sortie le 12 juillet 2017 »

« Quand mes parents vieillissent, d’Annie et Claude Beauducel, aborde le délicat sujet de l’accompagnement des parents lorsque ces derniers deviennent âgés, en s’appuyant sur l’expérience personnelle des auteurs, sur des témoignages percutants, et sur la Parole de Dieu. »

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En première lecture de cet article,  nous avons été touchés par les auteurs de ce livre qui ont accueilli chez eux, pendant de nombreuses années, la maman âgée de l’un d’eux. Les parents de notre groupe qui ont vécu et, pour certains qui vivent actuellement ce choix familial, savent ce que cela représente de renoncements certes, mais d’abord de beaux moments familiaux, parfois très drôles,  et  surtout d’amour partagé.

Il est sûr que d’autres familles ne pourront pas faire ce choix, faute de logement suffisamment grand, de disponibilité quand les deux conjoints travaillent, peut-être de moyens financiers, etc. Et de bien d’autres situations que soulève, avec justesse, cet article. De fait, certains parents âgés iront par choix ou par obligation en maison de retraite mais où qu’ils soient, l’essentiel reste le lien de tendresse partagée qui les unit à leurs enfants et à leurs petits-enfants.  Accompagner ses parents jusqu’au bout de leur vie, c’est les mener au port et pour nous chrétiens, confier au Seigneur ceux qui nous ont donné la vie. Alors, nous pouvons en paix refermer le livre de leur l’histoire. Elle continuera à vivre dans la famille. Combien de fois avons-nous entendu de nos jeunes enfants   « Papy disait… Mamie m’avait raconté…etc. » ….

Cela veut-il dire que nos parents étaient « parfaits » ?  Dieu merci, non ! Ils avaient leur caractère – humm…disons du caractère – et ils l’ont gardé en vieillissant. Mais, nous, leurs enfants, sommes-nous « parfaits » ? Certainement pas, d’ailleurs ils nous ont peu ou proue transmis « leur caractère ». Ce que nous font remarquer nos grands enfants. Et oui, la vie continue. Et l’amour aussi, il en est le maître puisqu’il en sera le seul à ouvrir la porte du ciel.

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Alors pourquoi réagissons-nous à cet article ? Parce que nous trouvons deux phrases dissonantes qu’il nous est difficile de laisser passer.

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Les auteurs parlent du bouleversement quotidien, certes, pas toujours facile et à réadapter souvent, et ils en donnent l’exigence :

 « (…) pour respecter le commandement divin « d’honorer » ses parents jusqu’au bout (…) ».

Les auteurs de ce livre sont membres de la communauté de l’Emmanuel. Nous aimerions savoir ce qu’ils pensent des écrits, à propos des parents,  d’une doctrinaire du psycho-spirituel, religiosité des communautés charismatiques :

 « Nous pourrons les honorer  vraiment en acceptant qu’ils souffrent mais qu’il s’agit de leurs souffrances, de leurs choix de vie sans que nous ayons besoin de les faire nôtres. Nous pourrons les assister de nos biens dans leurs besoins les plus élémentaires, et même les assister dans leur mort à condition que ce soit un choix libre de notre part. Ce n’est pas honorer nos parents que de répondre à leurs chantages affectifs, ni d’obéir aux lois familiales tacites ou non qu’ils ont mises en place. Nous devons acquérir cette liberté de ne nous occuper d’eux que si nous l’avons décidé joyeusement, et sans répondre à ce qu’ils exigent, faisant pression sur nous au moyen de la culpabilité ».

.Voir sur le site : http://www.derivesdansleglisecatholique.fr/?page_id=984

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Un autre passage nous choque :

 « De la nécessité de pardonner »

« Il (le livre  NDLR) parle du pardon. Comment réussir à pardonner son père ou sa mère ? En cas de blessures, anciennes ou récentes, en cas de favoritisme, parfois plus flagrant au fur et à mesure que les parents vieillissent, en cas de manque de reconnaissance ou d’ingratitude… »

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Question unilatérale acceptable pour les cas d’abandon d’enfant et autres misères qui chavirent des tout-petits. Des personnes et des souffrances à respecter.

Cependant, nous observons que la grande majorité de ceux qui se posent cette question sont des bobos-cathos que la vie a gâtés. N’y aurait-il à pardonner qu’aux parents ? On retrouve là le comportement infantilisant du renouveau charismatique qui porte au pinacle ce que l’on peut nommer « l’enfant gourou », parfait dès sa naissance,  mais blessé par ses parents.  

Nous avons une suggestion à faire à cette question, au cas où vous perdriez le temps de vous la poser. Car enfin, lorsqu’on a des parents vieillissants, c’est qu’on aborde largement un âge où devraient être résolus depuis longtemps les problèmes de l’ego. Normalement, la vie s’est chargée de les remettre à leur place.

Donc, notre suggestion : comme à l’école, prenez une feuille blanche, faites deux colonnes, l’une ce que vous avez reçu de vos parents, et l’autre ce que vous leur avez donné. Vous serez surpris de vous y trouver plus que déficitaire. Faites la même chose pour les blessures réelles que vous avez reçues à cause d’eux, pas celles que les conditions de vie vous ont infligées, pas celles  inhérentes à toute vie, pas celles que fabrique le psycho-spirituel, non,  les vraies blessures. Dans la deuxième colonne, écrivez celles que vous avez infligées à vos parents. En conscience, voyez si ce n’est pas vous qui devriez demander pardon à vos parents.

Mais soyez rassurés, pour les parents, l’amour a balayé tout cela. Le passé a construit le présent qui seul compte. Laissez vos questions inutiles et vivez ensemble en cultivant l’amour avec eux. Le temps passe vite et un jour vous ne les aurez plus. Vous saurez alors ce qu’est une vraie blessure.   

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Les auteurs de ce livre, ne se sentent-ils pas en porte à faux avec leur doctrine ?

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 Le thème de ce livre: « Comment accompagner nos parents qui vieillissent? » devrait faire l’objet au minimum d’un colloque, plus sérieusement d’une longue réflexion philosophique, psychologique et théologique sur la doctrine psycho-spirituelle. Parions qu’un tel travail ne se fera jamais car il enterrerait le psycho-spirituel. En effet, depuis des années le renouveau charismatique, fondé dans cette religiosité, en  dénie les conséquences : les jeunes délabrés par les faux souvenirs induits, les liens familiaux brisés, les parents  rejetés, âgés ou pas, vivants, mourants ou morts.

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Le psycho-spirituel ne reconnait aux parents que la responsabilité des « blessures » qu’il fabrique. C’est son fond de commerce qui lui vaut d’attirer beaucoup de chalands,  dans les sessions de « guérison », voire maintenant de « délivrance ».

Pour l’argent que rapportent ainsi les parents bafoués, le renouveau charismatique devrait leur ériger un monument en reconnaissance !

Nous suggérons  à ceux qui en doutent de faire un tour sur le site

Dérives dans l’Eglise catholique

http://www.derivesdansleglisecatholique.fr/

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